Champion du monde, champion de France, vice-champion, médaillé, etc... voila ce que retiendra le lecteur des articles parus sur un évènement sportif. Pour le pilote, cette récompense, quand elle est là, marque la fin d’une période de travail intense, difficile, stressante. Les proches des pilotes pourraient vous en parler car bien souvent se sont les premières "victimes" des phases de préparation et d’entraînement.
"Ils font ça pour s’amuser...", bien sur il y a la notion de plaisir, puisqu’ils sont avant tout passionnés. Mais il y a en plus la remise en question de leurs compétences en se mesurant à d’autres. Ces pilotes compétiteurs sont en quête permanente du meilleur dans le pilotage et la seule manière de savoir s’ils sont sur la bonne voie c’est de se comparer à ceux qui sont dans la même démarche.
Le championnat du monde est le stade supérieur de cette confrontation de savoir, de savoir-faire, de compétence, de capacité, où le premier comme le dernier aura appris et progressé.
Quand la récompense est au rendez vous, elle procure un moment indescriptible qui n’appartient qu’au lauréat, mais ce n’est qu’un moment et déjà le pilote pense à la prochaine échéance.
Quand la récompense n’est pas là et en plus si le résultat est décevant, je peux vous assurer que la remise en question peut être douloureuse et il faut être fort dans ces moments pour se remettre au travail.
"Ils sont masos..." non ils sont passionnés par ce qu’ils font et ils le font merveilleusement bien.
L’ULM reste un sport confidentiel, nos pilotes ne sont pas ces dieux du stade qui abreuvent et noient nos écrans de télévision. Leur passion est exigeante en temps, argent, vie familiale et j’en passe.
N’en déplaise à certains, ils participent énormément au développement de l’ULM puisqu’ils poussent à l’extrême les techniques de pilotage.
J’ai beaucoup de plaisir à les côtoyer, à partager des moments exceptionnels en leur compagnie, je suis un privilégié et je m’en rends compte.
Merci à l’équipe de France d’ULM
Directeur Technique National
